PUNTOWITZ

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PUNTOWITZ

Message  Bruguière le Ven 30 Juil - 20:13

Alors que le jeu HISTWAR LG n'était pas encore sorti,
ses concepteurs firent appel à des volontaires pour tester une partie, à quatre contre quatre...

Neuf joueurs sortirent des rangs........

Le camp coalisé : BIBOUBA, SOLDAT LOUIS, DESAIX et VILLENEUVE

Le camp FRANÇAIS : BELLIARD, PARIENTE, ZUCCHI et BRUGUIERE

Un arbitre et Maitre du Jeu : MONTEBELLO

Ce dernier, seul détenteur du soft, récolterait les ordres des deux camps, toutes les 15 minutes de jeu, environ,
les transmettrait au logiciel et, ensuite, nous en communiquerait les résultats, puis attendrait nos ordres...

Les équipes constituées, les règles énoncées, la partie pouvait commencer.......

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Re: PUNTOWITZ

Message  Bruguière le Ven 30 Juil - 20:15

LE TERRAIN :

Et un PLAN :



Dernière édition par Bruguière le Mar 30 Sep - 9:14, édité 3 fois

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Re: PUNTOWITZ

Message  Bruguière le Ven 30 Juil - 22:34

Un vidéo montrant la charge de Murat :


Dernière édition par Bruguière le Ven 30 Juil - 22:51, édité 2 fois

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Re: PUNTOWITZ

Message  Bruguière le Ven 30 Juil - 22:34

Le film de la bataille :


Dernière édition par Bruguière le Ven 30 Juil - 22:50, édité 1 fois

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Re: PUNTOWITZ

Message  Bruguière le Ven 30 Juil - 22:35

Le rapport du général Belliard :

"Puntowitz, 7h00 du matin. Le vent froid fouettait nos visages et sous les pales rayons de soleil j'apercevais l'éminence qui nous faisait face...et que nous devions conquérir.

Les ordres étaient simples, envoyer les dragons le plus vite possible sur la colline appelée Colette. Former une tête de pont , tenir jusqu'à l'arrivée de l'infanterie.
Notre but étant de disputer la position pour ne pas que les coalisés s'y installent et menacent Soult qui passait juste en dessous.
Mais malheureusement les dragons de Lannes avaient la veille, arrosé les galons de l'un des leurs, et, le matin, saoul comme des polonais ,ne purent partir à l'heure prévue. Quand enfin ils se mirent en route, toujours ivres ,ils ne pouvaient que marcher au pas et suivre péniblement notre infanterie.

Notre mouvement de cavalerie basée sur une rapidité foudroyante, venait de se transformer en un cortège d'ivrognes qui cherchent les toilettes...pathétique.

Dans le même temps une estafette m'apprit que Bernadotte n'avez pas suivi les ordres et que la peur ou la folie le faisait se cacher derrière l'empereur. Damned!!...les dieux de la guerre n'étaient pas avec nous.

Au nord Zucchi semblait ne pas avoir encore de problème.
Pour Lannes La suite de la bataille a été une calamité, insistant sans cesse pour prendre cette foutue colline, il perdit la moitié de ses troupes, quand à l'autre moitié, elle se replia sur Pratzen.

Soult au centre , tenait bon, même si les dégâts de l'artillerie ennemie commençaient à user le moral des premières lignes.

Vers 10h, alors que je faisais fusiller une poignée de dragons pour haute trahison, un rapport tomba.
Le général Bernadotte était enfin en route au Sud du plateau. Ou plutôt Pariente avait décidé de prendre les choses en main. Le brave venait de nous redonner espoir.

-Allez...10h 30 ... nous allons donner un dernier assaut sur Collette.

Lannes qui avait à cœur de se racheter après la bévue de ces dragons pris la tête de ce qui lui restait de Soldats et partit à l'assaut...11h15 il se débandait autour de Colette. Je donnais l'ordre qu'il se repli sur Puntowitz. Bessiére devais le rejoindre pour reformer une arrière garde.

Les rapports tombaient, au nord l'excellent Zucchi avait fort a faire, mais ces manœuvres astucieuses lui permettait de garder le contrôle de la citation. Murât venait semble t'il d'exécuter sur son ordre une charge des plus destructrice.
Au sud l'héroïque Pariente, soutenu par l'aile droite de Soult bagarrait ferme avec Bagration et lui faisait extrêmement mal. Bernadotte après s'être' évanoui une nouvelle fois, ne put diriger la cavalerie, et dans un soupir leurs donna l'ordre de rentrer à Paris......Bruguiére était hors de lui.
Selon les rapports.. le Général en chef avait décidé de plonger Bernadotte dans un tonneau de purin et de l'envoyer aux coalisés.

Quand à moi je décidais de décrocher de Pratzen et de me rendre sur Puntowitz, il était 12h00.E n forçant un peu nos montures nous pourrions y être pour la collation de 12h30....et nous trouver à l'endroit ou cela promettait de chauffer.
Arrivé sur place, je vis surgir d'un nuage de fumée le général Lannes, son uniforme brulé par endroit ,déchiré à d'autres, la plume de son couvre chef cassé... il avait l'air fatigué. La collation allez être repoussée.

* Alors Jean.. dure journée..n'est il pas?
* Une des plus éprouvante que j'eusse vécu..
Nous ne tiendrons pas longtemps..
* Bah.. Bruguiére et Pariente vont percer au Sud c'est sûr, et les russes vont manger la poussière..



A 13h00 nous repoussons les coalisés une nouvelle fois. Supérieur en nombre, il nous font mal à chaque assaut.
À 14h nos hommes se battaient avec des battons..
à 14h30 la nouvelle tombait, Le général en chef se rendait aux coalisés, et les combats cessèrent .

Vers 17h00 je rencontrais Pariente, il était fatigué comme nous tous, mais dans ses yeux, je lisais quelques chose de plus... la colère.

Je l'interrogeais du regard..

-Nous avons était trahi!! Belliard...les coalisés étaient au courant de notre manœuvre.
nous étions à deux doigts mon ami, à deux doigts de la victoire.
- Deux doigts de trop...Cher Pariente, nous aurons notre revanche, soyez en sûr mon cousin."
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Dernière édition par Bruguière le Sam 4 Sep - 17:38, édité 1 fois

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Re: PUNTOWITZ

Message  Bruguière le Ven 30 Juil - 22:36

Et le mien :


Extrait des "Mémoires du général Bruguière" :

" Paris, Grand Quartier Général de la Division Infernale,
Le 22 Mai1806,

« Souvenirs du désastre de Puntowitz ».

Nous y étions, après des semaines de marches forcées et de parties de cache-cache avec les coalisés, partis de Paris en Septembre, trois mois plus tard, nous étions 1 500 kilomètres plus loin et eux, ils étaient là, de l'autre cotés du plateau de Pratzen, sous le commandement du jeune mais prometteur général Prince Soldatlousevsky, un émigré français qui par romantisme avait rejoint le Tsar...
J'avais tout prévu, un plan simple mais éprouvé, des généraux expérimentés et braves et compétents......
Une diversion au Nord, censée fixer et étirer le dispositif ennemi et « éparpiller » leur artillerie supérieure à la notre...
Un contournement au Sud, afin de les tourner et de forcer à dégarnir leur Centre pour protéger leur ligne d'opération....
Et, enfin, une percée au Centre pour les couper en deux....
Trop ambitieux, trop complexe, trop offensif............. Si j'avais su.................
Très vite, le talentueux et réfléchi Zucchi se porta volontaire pour commander nos forces du Nord, il reçut les corps des généraux Davout, Songis et Murat.....
Le Sud revint au fougueux Pariente qui contrôlerait les corps des généraux Bernadotte, (renforcé par de la cavalerie fournie par Murat) et Oudinot, (renforcés par de la cavalerie fournie par le général Bessières).....
Quand au Centre, je le confiais au populaire et téméraire Belliard qui prit la charge des corps des généraux Soult et Lannes....
Je restais, pour ma part, à la tête de la Garde du général Bessières...
Je passe rapidement sur cette péripétie qui amena un instant mon cousin Zucchi à posséder les plans ennemi et à les renvoyer à l'expéditeur sans même les avoir lu....
C'est un officier honorable et loyal, son attitude est noble, (pour ma part, j'en aurais volontiers pris connaissance)...
A sept heures, le jour était levé, la nuit avait été longue froide et tendue....
Tout allait trop bien......
Mon intuition ne tarda pas à se vérifier, dés les premiers minutes je fus saisi de stupeur en apercevant, au Sud, cet imbécile de Bernadotte se déployer n'importe comment.....
Cet officier, que je n'aime guère, à pour habitude d'interpréter mes ordres à sa guise...
Je constatai cependant, qu'Oudinot était en route...
Zucchi faisait avancer ses troupes au Nord.....
Hélas, ses dragons partis pour éclairer le terrain devant lui ne revinrent jamais et sa diversion fut trop franche...
Rapidement, je pu constater qu'il était engagé par des troupes nombreuses mixtes et mobiles...
la cavalerie de Murat subi, hélas, un bombardement durant de longues minutes avant de retraiter...
Au Centre, le valeureux Belliard avait lancé Lannes à l'assaut de la colline centrale, baptisée « Colette » par son état-major, il comptait sur ses dragons pour s'y ruer et y constituer une tête de pont laissant le temps à son artillerie à cheval de prendre place, puis à son infanterie de monter...
Très vite je déchantai en comprenant que les coalisés étaient arrivés les premiers et que les dragons de Lannes avaient été hachés menu par les canons Austro-russes...
Il fallut ensuite des heures pour désengager ces troupes de ce bourbier...
La suite allait être pire.....
Me rendant au Nord afin de réorganiser le dispositif, la diversion avait trop bien fonctionné et il fallait maintenant se replier en bon ordre afin d'attirer l'ennemi vers l'Ouest, je pu apercevoir une partie du dispositif ennemi : Beaucoup de cavalerie, sans doute les corps de Kienmayer et de Liechtenstein et derrière de l'infanterie, surement Langeron...
Tout n'allait pas si mal me dis-je......Il tiendront.....
Stupide appréciation : Vingt minutes plus tard, alors que j'étais de retour au sud, une estafette m'appris que Davout avait perdu les deux tiers de ses hommes et qu'un duel d'artillerie s'était engagé entre Songis et la grande batterie de Blasowitz....
Lannes souffrait toujours autour de Colette...
Quand à Soult, il était à Pratzen et à son Sud, et avait repoussé les assaut de Bagration, afin une bonne nouvelle.....
Bernadotte comprenait enfin son rôle et Oudinot lambinait dans les marais suivi par une trop lente cavalerie....
L'heure qui suivit fut du même acabit....
Davout reculait, saigné à blanc, Songis n'avait pu faire parler la supériorité de l'artillerie français et devait faire repli....
Cette retraite lui couta cher étant donné l'immobilisme de Murat qui laissa les cavaliers autrichiens sabrer nos artilleurs sans réagir....
On verra qu'il se rattrapera....
Lannes était exsangue.....Incapable de se reformer, ses unités se débandant les unes après les autres....
Oudinot n'avançait pas....
Seul, pour une fois, Bernadotte donné satisfaction, sans doute la pris en main directe de ce corps par Pariente explique cela....
Il avançait sur le plateau et les habits verts reculaient...
Dix heures,
Fut l'heure où les chose semblèrent tourner en notre faveur....
Au Nord, Davout céderait, ce n'était qu'une question de temps, Songis reçut l'ordre de le soutenir....
Tout temps gagné là nous serait utile ailleurs.....
C'est alors que le noble Zucchi me fit parvenir un message me suppliant de faire donner la cavalerie de Murat afin de casser l'avancée ennemie....
Je fus bien inspiré, cette fois, d'accepter.....
Cette charge est, sans doute, le plus beau moment de cet engagement....
Les coalisés reculaient....
Nous allions, puisque le Nord tomberait, l'abandonner et faire basculer le dispositif sur un axe Ouest / Est....
Bessières allait monter sur Puntowitz et Lannes se replier sur Kobelnitz.....
Soult allait monter sur les hauteurs au Sud de Pratzen et Pariente poursuivre vers l'Est...
Et même si la cavalerie d'Oudinot avait fait le choix étrange de suivre son infanterie en restant dans les marais, elle finirait bien par en sortir et rejoindre son corps...
Cependant, les choses ne se passèrent pas, tout à fait, comme cela....
Soult eut beaucoup de mal à appliquer ces ordres, j'avais mal pris en compte l'inertie de cette masse de plus de vingt mille hommes.....
Il du, inutilement, attaquer « Colette » et y perdre des hommes et du temps....
Les canons de Milodarovitch et Dokhturov y creusèrent le sombres tranchées....
A 11 heurs Oudinot était, enfin, sorti des marais et avait pris la ligne d'opération ennemie...
Il obliqua pour rejoindre Pariente, et finir Bagration, et derrière lui, Prebyshevsky....
L'espoir renaissait, une fois que Bessières, Lannes et Soult seraient place, Belliard pourrait détacher prés de sept mille hommes du corps de Soult et les lancer à la suite de Pariente....
Les coalisés n'avaient plus en réserve que le corps de Constantine.....
A midi.....
Lannes, Bessières et Soult étaient, enfin, en place....
Cependant, Davout et Songis étaient anéantis et Murat réduit à sa portion congrue...
Les forces ennemie du Nord pouvaient se retourner vers le Sud......
La Garde devait les contenir
Et notre offensive tournante me direz vous ?
Une traitrise, un coup de génie de nos adversaires, les historiens trancheront....
Toujours est il qu'Oudinot était attendu.....
Cela n'empêcha pas Pariente d'enfoncer Prebyshevsky et d'avancer encore...
Zucchi chargea encore et encore et finit par se replier non loin de Marxdorf...
Belliard attendait l'ennemi de pied ferme...
Un peu après treize heures,
La Garde de Bessières était engagée par l'ennemi, notre seule chance était d'accélérer le mouvement à l'Est et d'engager Constantine....
Et là, le rapport que je reçu, transforma mes sentiments pour Bernadotte, la haine succéda au mépris...
Ce jean-foutre avait renvoyé, dés le début des opérations sa cavalerie auprès de Murat, prétextant une incompatibilité d'humeur avec un officier...
Cela explique en partie, la qualité des charges de Murat, mais eut, là, une autre conséquence...
Il avait suffi à Constantine de nous envoyer deux ou trois régiments de cavalier pour stopper Pariente et ses renforts, la cavalerie d'Oudinot mise en fuite compléta le tableau...
Nous tentâmes une fois encore de nous adapter en adoptant une position défensive le temps de rallier notre cavalerie, mais alors que mon quartier général était dangereusement isolé prés de Krzenowitz, les nouvelles arrivèrent :
La Garde avait cédé...Zucchi était tombé les armes à la main, remplacé par son second, un certain Kiva, dont j'avais observé les mérites...
Je dus, après en avoir discuté avec mes compagnons pleurant de rage, et afin de sauver la partie continentale de la Grande Armée, me résoudre à me rendre, m'offrant en trophée au coalisés....
Je raconterais dans un autre chapitre, comment je fus reçu très courtoisement par les autorités Austro-russes, comment je fus détenu trois long mois a Vienne, et, comment mes amis Pariente et Belliard après avoir regagné Paris et re-organisé l'Armée n'ont eut de cesse de me faire libérer...
L'heure de la revanche est proche..........."

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